Initiation à la gestion d'un ordinateur

420-146-SH Initiation à la gestion d'un ordinateur

Glossaire

Ce glossaire rassemble les termes techniques employés dans les chapitres du cours. Dans le texte, chacun apparaît en surbrillance : survolez-le pour en lire une définition courte, ou cliquez pour arriver ici.

Composants

barrette de mémoire

Une barrette de mémoire est un circuit imprimé rectangulaire qui s'installe dans un connecteur DIMM de la carte mère. Elle est caractérisée par sa vitesse, en MT/s, par sa capacité, en Gio, et par ses latences.

Aussi écrit : barrette, barrettes, module de mémoire vive, modules de mémoire vive

Voir aussi : mémoire vive, DIMM, circuit imprimé

bloc d'alimentation

Le bloc d'alimentation convertit le courant alternatif de 120 V de la prise murale en courant continu de 3,3 V, 5 V et 12 V, les tensions qu'utilisent les composants internes. Sa puissance nominale, exprimée en watts, indique ce qu'il peut fournir à l'ensemble de la machine ; son rendement, certifié par le programme 80 Plus, indique la part qu'il gaspille en chaleur.

Aussi écrit : blocs d'alimentation, PSU

Voir aussi : 80 Plus, modularité, rendement

boîtier(case)

Le boîtier est la structure qui reçoit la carte mère, le bloc d'alimentation et les unités de stockage. Son format détermine les cartes mères qu'il peut accueillir, et il porte les boutons et les témoins lumineux du panneau avant. Il assure aussi la circulation de l'air qui refroidit les composants.

Aussi écrit : boîtiers

Voir aussi : format de carte mère, panneau avant

carte d'extension(expansion card)

Une carte d'extension s'installe dans un connecteur PCIe de la carte mère pour lui ajouter de nouvelles fonctionnalités : carte graphique, carte réseau, contrôleur de stockage, carte son. Le nombre de lignes du connecteur détermine la bande passante dont elle dispose.

Aussi écrit : cartes d'extension

Voir aussi : PCIe, ligne PCIe, carte graphique

carte graphique

La carte graphique est un composant généralement équipé d'un processeur graphique, de mémoire vive dédiée et de connecteurs vidéo (HDMI, DisplayPort), dont la capacité de calcul parallèle est nettement supérieure à celle d'un processeur conventionnel.

Aussi écrit : cartes graphiques, GPU

Voir aussi : PCIe, carte d'extension, processeur graphique, iGPU

carte mère

La carte mère est le circuit imprimé sur lequel viennent se greffer tous les autres composants. C'est elle qui détermine quel processeur peut être installé, quelle mémoire vive est acceptée et quels connecteurs sont disponibles. Son format conditionne aussi le choix du boîtier.

Aussi écrit : cartes mères

Voir aussi : chipset, réceptacle, format de carte mère

chipset

Le chipset est l'ensemble de circuits intégrés qui relie le processeur au reste de la carte mère. C'est lui qui détermine le nombre et le type de connecteurs disponibles, ainsi que des fonctions comme le surcadençage du processeur ou de la mémoire vive. Chaque génération de processeurs s'accompagne d'une nouvelle génération de chipsets, et un chipset donné n'accepte qu'un type de réceptacle.

Aussi écrit : chipsets

Voir aussi : carte mère, réceptacle, circuit intégré, surcadençage

circuit imprimé(printed circuit board, PCB)

Un circuit imprimé est la plaque, souvent verte, qui sert de support à tous les autres éléments. Des pistes de cuivre y sont gravées pour relier électriquement les circuits intégrés, les connecteurs et les autres composants soudés à sa surface. La carte mère, la carte graphique et les barrettes de mémoire sont des circuits imprimés.

Aussi écrit : circuits imprimés, trace électrique, traces électriques, PCB

Voir aussi : circuit intégré, carte mère, carte graphique, barrette de mémoire

circuit intégré(integrated circuit, IC)

Un circuit intégré, ou puce, regroupe sur une même plaquette de silicium un très grand nombre de composants électroniques miniaturisés. Le processeur, le processeur graphique et le chipset en sont des exemples. Il ne faut pas le confondre avec le circuit imprimé, la plaque sur laquelle les circuits intégrés viennent se souder.

Aussi écrit : circuits intégrés, IC

Voir aussi : circuit imprimé, processeur, chipset, processeur graphique

CMOS(Complementary Metal Oxide Semiconductor)

Les réglages que vous modifiez dans le microgiciel — heure, ordre de démarrage, profil XMP — doivent survivre à la coupure du courant. Sur les cartes à BIOS, ils sont gardés dans cette mémoire volatile qu'une pile bouton CR2032 maintient sous tension. Une pile vide se reconnaît à l'heure qui repart à zéro et aux réglages qui reviennent à leurs valeurs par défaut à chaque démarrage. Retirer la pile, ou déplacer le cavalier prévu à cet effet, vide la CMOS : c'est la manœuvre de dernier recours quand un réglage empêche la machine de démarrer.

Aussi écrit : mémoire CMOS, pile CMOS, CR2032

Voir aussi : BIOS/UEFI, microgiciel, cavalier, carte mère

dalle(panel)

La très grande majorité des dalles sont des LCD : un rétroéclairage traverse une couche de cristaux liquides, puis des filtres colorés. Trois familles se partagent ce marché — TN, VA et IPS — selon la façon dont les cristaux sont orientés. L'OLED fait exception, puisque chaque pixel y produit sa propre lumière sans rétroéclairage.

Aussi écrit : dalles

Voir aussi : moniteur, carte graphique

disque dur(Hard Disk Drive (HDD))

Des plateaux tournent à 5 400 ou à 7 200 tours par minute pendant qu'un bras déplace des têtes de lecture au-dessus de leur surface. Il faut donc attendre que le bras se positionne, puis que le bon secteur passe sous la tête : de là vient un temps d'accès de 8 à 12 millisecondes. C'est le seul composant à pièces mobiles, et un choc en fonctionnement peut détruire la surface magnétique et les données qu'elle porte.

Aussi écrit : disques durs, HDD

Voir aussi : unité de stockage, SATA, unité SSD

dissipateur de chaleur(heatsink)

Le dissipateur multiplie la surface en contact avec l'air grâce à ses ailettes, et un ventilateur y pousse l'air du boîtier. Les modèles à caloducs déplacent la chaleur du processeur vers un bloc d'ailettes plus éloigné, et le refroidissement liquide la transporte jusqu'à un radiateur monté sur une paroi. Un dissipateur mal fixé, encrassé de poussière ou dont le ventilateur ne tourne plus laisse la température grimper : le processeur se limite lui-même, puis la machine s'éteint.

Aussi écrit : dissipateur, dissipateurs, système de refroidissement

Voir aussi : pâte thermique, processeur, limitation thermique, enveloppe thermique

iGPU

L'iGPU est un processeur graphique intégré à la puce du processeur central. Il évite d'avoir à installer une carte graphique, mais reste nettement moins puissant et partage la mémoire vive du système plutôt que d'en posséder une dédiée.

Aussi écrit : partie graphique intégrée, circuit graphique intégré

Voir aussi : processeur graphique, carte graphique, processeur

mémoire morte(read-only memory (ROM))

À l'origine, ces mémoires s'écrivaient une seule fois, d'où leur nom. Les générations suivantes sont devenues effaçables aux ultraviolets (EPROM), puis électriquement (EEPROM), et la mémoire flash d'aujourd'hui s'écrit par blocs pendant que la machine fonctionne. C'est ce qui rend possible la mise à jour du microgiciel, avec le risque qui l'accompagne : une mise à jour interrompue peut laisser la carte mère inutilisable.

Aussi écrit : ROM, EEPROM, EPROM, mémoire flash

Voir aussi : microgiciel, CMOS, carte mère

mémoire vive

La mémoire vive est une mémoire éphémère qui sert à charger les logiciels et les données associées. C'est le seul espace auquel le processeur peut accéder directement pour exécuter ses instructions : tout ce qui vient d'une unité de stockage doit d'abord y être copié.

Aussi écrit : mémoires vives, RAM

Voir aussi : barrette de mémoire, DIMM, double canal, unité de stockage

moniteur(monitor)

Le moniteur se raccorde à la carte graphique par un connecteur HDMI, DisplayPort ou USB-C. Ses caractéristiques déterminantes sont la technologie de sa dalle, sa taille, sa résolution et son taux de rafraîchissement. Comme ses connecteurs évoluent lentement et qu'aucune mise à jour logicielle ne le périme, c'est l'un des rares composants où il est rentable de payer un peu plus.

Aussi écrit : moniteurs

Voir aussi : dalle, carte graphique, HDMI, DisplayPort, USB-C

NPU(neural processing unit)

Le NPU est un circuit intégré conçu pour exécuter efficacement les opérations propres à l'intelligence artificielle, comme la reconnaissance d'images ou de la parole. Sur les ordinateurs récents, il est généralement intégré au processeur, aux côtés de l'iGPU. Il consomme beaucoup moins d'énergie qu'un processeur graphique pour ce type de tâche.

Voir aussi : processeur, iGPU, processeur graphique

numérisateur(scanner)

Le modèle à plat, dont on soulève le couvercle pour poser la page, couvre l'essentiel des besoins de bureau ; les modèles à chargeur automatique enchaînent les pages sans intervention. La reconnaissance optique de caractères (OCR) transforme ensuite l'image en texte modifiable et cherchable. Beaucoup d'imprimantes multifonctions intègrent un numérisateur, ce qui suffit dans la plupart des bureaux.

Aussi écrit : numérisateurs, scanner

Voir aussi : USB

PMC(Power Management Controller)

Le bouton d'alimentation ne met pas l'ordinateur sous tension directement : il adresse une demande au PMC, seul élément déjà alimenté par la tension de veille du bloc d'alimentation. Le PMC demande alors au bloc de démarrer, attend le signal POWER-GOOD qui confirme que les tensions sont stables, puis laisse le reste de la carte s'éveiller. Un ordinateur dont rien ne s'allume, ni ventilateur ni LED, a échoué à cette toute première étape.

Aussi écrit : contrôleur de gestion de l'alimentation

Voir aussi : POWER-GOOD, bloc d'alimentation, carte mère

processeur

Le processeur est un circuit intégré qui définit un ensemble d'instructions selon son architecture. Ces instructions sont ensuite utilisées par le système d'exploitation et les logiciels pour faire leur travail : charger une valeur en mémoire, faire une addition, manipuler les bits individuels, etc.

Aussi écrit : processeurs, CPU

Voir aussi : cœur, mémoire cache, réceptacle, architecture, circuit intégré

processeur graphique

Le processeur graphique est un circuit intégré conçu pour exécuter un très grand nombre de calculs simples en parallèle, là où un processeur conventionnel en exécute peu à la fois, mais très rapidement. On le trouve soit sur une carte graphique, avec sa propre mémoire vive, soit intégré au processeur central, où il porte le nom d'iGPU.

Aussi écrit : processeurs graphiques

Voir aussi : carte graphique, iGPU, circuit intégré

TPM(Trusted Platform Module)

Le TPM conserve des secrets — clés de chiffrement, empreintes de la configuration de démarrage — dans un espace que le système d'exploitation ne peut pas lire directement. Il sert notamment au chiffrement de l'unité de stockage : la clé n'est libérée que si la machine démarre dans l'état attendu. Windows 11 en exige la version 2.0, présente soit comme puce distincte sur la carte mère, soit intégrée au processeur et activée dans le microgiciel.

Aussi écrit : TPM 2.0, Trusted Platform Module

Voir aussi : démarrage sécurisé, BIOS/UEFI, microgiciel, chiffrement

unité de stockage(drive)

Une unité de stockage conserve les données de façon permanente, contrairement à la mémoire vive qui s'efface à la mise hors tension. Elle se raccorde à la carte mère par un connecteur SATA ou M.2, ou se branche à l'extérieur du boîtier par un connecteur USB. Le processeur ne peut pas y accéder directement : les données doivent d'abord être chargées en mémoire vive, et elle ne s'adresse pas à l'octet près, mais par blocs.

Aussi écrit : unités de stockage, stockage de masse

Voir aussi : NVMe, SATA, M.2, USB, mémoire vive

unité SSD(Solid State Drive)

Une unité SSD contient exactement la même mémoire flash qu'une unité NVMe : seule l'interface change, ce qui la plafonne à environ 550 Mo/s. Son temps d'accès reste malgré tout une centaine de fois meilleur que celui d'un disque dur. C'est ce qui en fait la modernisation la plus rentable pour un poste ancien, dont la carte mère n'offre aucun connecteur M.2.

Aussi écrit : SSD, SSD SATA

Voir aussi : unité de stockage, SATA, NVMe, M.2

Connecteurs

broche(pin)

Une broche est l'un des minuscules contacts métalliques qui assurent la liaison électrique dans un connecteur. Sur les réceptacles de processeur récents, elles se trouvent du côté de la carte mère et sont particulièrement fragiles : une broche tordue est le plus souvent irréparable. Le panneau avant en emploie également, en bien plus gros et en bien moins grand nombre.

Aussi écrit : broches, pin, pins

Voir aussi : réceptacle, détrompeur, panneau avant

cavalier(jumper)

Avant que tout se règle dans le microgiciel, la configuration d'une carte mère passait par ces capuchons à déplacer d'une paire de broches à l'autre. Il en reste quelques-uns sur les cartes actuelles, dont le plus utile en dépannage : celui qui vide la mémoire CMOS et ramène le microgiciel à ses réglages par défaut. Le guide d'utilisation de la carte mère indique sa position et la marche à suivre, généralement machine débranchée.

Aussi écrit : cavaliers, jumper, jumpers

Voir aussi : CMOS, carte mère, broche

détrompeur(key)

Un détrompeur est un obstacle mécanique volontaire : il rend impossible un assemblage incorrect. Les barrettes de mémoire en portent un dont la position change à chaque génération, ce qui interdit d'installer de la DDR4 dans un connecteur DDR5. Les connecteurs M.2 emploient le même principe sous le nom de clé, et le véritable RJ45 s'en servait pour ne pas entrer dans une prise ordinaire.

Aussi écrit : détrompeurs

Voir aussi : broche, DIMM, M.2, barrette de mémoire

DIMM(Dual In-Line Memory Module)

Le DIMM est le connecteur dans lequel s'installe une barrette de mémoire vive. Une carte mère grand public en compte deux ou quatre, et leur détrompeur n'accepte qu'une génération de mémoire à la fois. Lorsqu'il y en a quatre, l'emplacement choisi détermine si le double canal s'active.

Voir aussi : barrette de mémoire, double canal, détrompeur, mémoire vive

DisplayPort

Le DisplayPort remplit le même rôle que le HDMI, avec des capacités comparables : sa version 2.1 atteint 80 Gbit/s bruts. Son signal peut aussi voyager par un connecteur USB-C, ce qui permet de relier un moniteur à une station d'accueil. Comme pour le HDMI, des certifications de câble — DP40, DP80 — indiquent le débit réellement atteignable.

Voir aussi : HDMI, DSC, USB-C, station d'accueil

HDMI(High-Definition Multimedia Interface)

Le HDMI transporte l'image et le son sur un même câble. Sa version la plus récente, la 2.2, atteint 96 Gbit/s, ce qui exige un câble certifié Ultra96 : un câble plus ancien fonctionnera, mais plafonnera au débit dont il est capable.

Voir aussi : DisplayPort, bande passante

ligne PCIe(lane)

Une ligne PCIe est une voie de communication dédiée entre la carte mère et un composant. Le chiffre qui suit le x d'un connecteur — x1, x4, x8, x16 — en indique le nombre. Ces lignes sont en quantité limitée sur une carte mère, ce qui oblige parfois à les partager : brancher une unité dans un connecteur M.2 peut désactiver des connecteurs SATA.

Aussi écrit : lignes PCIe, lane, lanes

Voir aussi : PCIe, bande passante, M.2, SATA

M.2

M.2 définit un format de connecteur, mais aucun protocole de communication en particulier : il transporte le plus souvent du PCIe, sur deux ou quatre lignes. Trois clés existent, distinguées par la position de leur détrompeur — M pour le stockage, E pour le Wi-Fi, B pour les modules cellulaires. Le module se visse à plat sur la carte mère, et sa longueur doit correspondre à un mécanisme de maintien disponible.

Voir aussi : NVMe, PCIe, détrompeur, unité de stockage

mini-jack

Le mini-jack de 3,5 mm assure les entrées et sorties audio analogiques. Une carte mère en offre de trois à six, distingués par leur couleur : vert pour la sortie principale, rose pour le microphone, bleu pour l'entrée ligne. Les trois autres — orange, noir et gris — n'apparaissent que sur les cartes offrant une sortie 7.1.

Aussi écrit : mini-jacks

panneau avant(front panel)

Le panneau avant regroupe les commandes visibles du boîtier : bouton de mise sous tension, bouton de réinitialisation, témoin d'alimentation, témoin d'activité du stockage. Chaque câble se branche individuellement sur un bloc de broches situé au bas de la carte mère. Les boutons s'installent dans n'importe quel sens, mais les témoins lumineux sont polarisés.

Voir aussi : boîtier, broche, carte mère

PCIe(Peripheral Component Interconnect Express)

PCIe définit à la fois un connecteur et le protocole de communication qui l'accompagne. Il se décline en quatre longueurs — x1, x4, x8 et x16 — selon le nombre de lignes qu'il met à disposition. Les générations sont rétrocompatibles dans les deux sens : la liaison s'établit toujours à la plus faible des deux, sans que rien cesse de fonctionner.

Voir aussi : ligne PCIe, carte d'extension, carte graphique, M.2

réceptacle(socket)

Le réceptacle est le connecteur dans lequel s'installe le processeur. Chaque réceptacle n'accepte qu'un type de processeur, et c'est donc lui qu'il faut vérifier en premier avant d'acheter une carte mère ou un processeur. Sur les modèles récents, les broches se trouvent sur le réceptacle et non sur le processeur, ce qui les rend fragiles : un protecteur de plastique les couvre tant qu'aucun processeur n'est installé.

Aussi écrit : réceptacles, socket

Voir aussi : processeur, broche, carte mère, chipset

RJ45(Registered Jack 45)

Le RJ45 est le connecteur par lequel l'ordinateur se raccorde au réseau filaire. Son vrai nom est 8P8C — huit positions, huit contacts — toutefois l'ensemble de la communauté a adopté RJ45. Le débit dépend à la fois du port de la carte mère, de 1 à 10 Gbit/s, et de la catégorie du câble employé.

Aussi écrit : 8P8C

Voir aussi : Ethernet

RP-SMA(Reverse Polarity SubMiniature version A)

Le RP-SMA est le connecteur sur lequel se visse l'antenne Wi-Fi. Le RP signifie que la broche centrale et son logement sont inversés par rapport au connecteur SMA ordinaire, alors que le filetage reste identique : une antenne SMA semble donc pouvoir s'y visser, mais ne fonctionnera pas.

Voir aussi : Wi-Fi, broche

SATA(Serial Advanced Technology Attachment)

SATA est l'interface par laquelle se raccordent les disques durs de 3,5 et 2,5 pouces ainsi que les lecteurs optiques. Contrairement au M.2, un périphérique SATA demande deux câbles : l'un pour les données, l'autre pour l'alimentation. La norme permet le branchement à chaud, et une carte mère offre généralement de quatre à huit connecteurs de ce type.

Voir aussi : unité de stockage, branchement à chaud, M.2

station d'accueil(dock)

Une station d'accueil se branche sur un connecteur USB-C et met à disposition tout ce que la machine n'offre pas ou n'offre qu'en trop petit nombre : ports USB supplémentaires, sorties vidéo, réseau filaire, lecteur de cartes. Sur un ordinateur portable, elle transporte souvent l'alimentation par le même câble, ce qui permet de tout raccorder d'un seul geste.

Aussi écrit : stations d'accueil, dock

Voir aussi : USB-C, DisplayPort, USB

USB(Universal Serial Bus)

L'USB est la norme la plus répandue pour raccorder un périphérique à un ordinateur : clé de stockage, clavier, souris, imprimante, écran. Malgré son nom, elle n'a rien d'universel — les formes de connecteurs, les débits et les puissances disponibles varient énormément d'un port à l'autre. Un même câble peut transporter les données, l'alimentation, et parfois un signal vidéo.

Voir aussi : USB-A, USB-C, Power Delivery

USB-A

L'USB-A est le connecteur rectangulaire que l'on trouve depuis toujours sur les ordinateurs. Il ne s'insère que dans un sens, et la couleur de son intérieur donne une indication — jamais une garantie — de sa génération. Il plafonne à 4,5 W, ou 7,5 W s'il prend en charge la recharge de batterie.

Voir aussi : USB, USB-C

USB-C

L'USB-C est un connecteur réversible : aucun sens d'insertion à chercher. Il fournit 15 W par défaut et peut monter jusqu'à 240 W avec le protocole Power Delivery, ce qui permet de recharger la plupart des ordinateurs portables récents. Il peut aussi transporter un signal DisplayPort vers un moniteur ou une station d'accueil.

Aussi écrit : USB Type-C

Voir aussi : USB, Power Delivery, DisplayPort, station d'accueil

Normes et formats

80 Plus

Le programme 80 Plus mesure le rendement d'un bloc d'alimentation, c'est-à-dire la part de l'électricité tirée du mur qui parvient réellement aux composants, le reste étant perdu en chaleur. Les niveaux vont de White, à 80 %, à Titanium, à 90 % en pleine charge. Le niveau Gold offre un bon compromis entre le rendement et le prix.

Voir aussi : bloc d'alimentation, rendement

AHCI(Advanced Host Controller Interface)

AHCI ne gère qu'une seule file d'attente de 32 commandes, ce qui suffisait à une tête de lecture qui ne peut se trouver qu'à un endroit à la fois. La mémoire flash, elle, répond à plusieurs requêtes à la fois : c'est ce qui a motivé le passage à NVMe. Attention, certaines unités au format M.2 utilisent encore le protocole SATA et plafonnent donc à environ 550 Mo/s malgré leur apparence.

Voir aussi : SATA, NVMe, unité de stockage, M.2

ASCII(American Standard Code for Information Interchange)

Un ordinateur ne garde que des nombres : pour écrire du texte, il faut convenir d'une correspondance. L'ASCII d'origine tient sur 7 bits et couvre 128 caractères — l'alphabet anglais, les chiffres et la ponctuation, sans les accents. Les tables étendues sur 8 bits, comme l'ISO-8859-1, ont ajouté les caractères des langues d'Europe de l'Ouest, avant qu'Unicode ne prenne le relais. C'est cette histoire qui explique les caractères abîmés quand un fichier est lu avec la mauvaise table.

Aussi écrit : ASCII étendu, ISO-8859-1

Voir aussi : bit, octet

ATX

L'ATX est le format de référence des ordinateurs de bureau depuis 1995. Ses 305 sur 244 mm laissent la place à quatre connecteurs de mémoire et à plusieurs connecteurs PCIe. C'est le plus grand format qu'un boîtier courant accepte.

Voir aussi : format de carte mère, Micro-ATX, boîtier

DDR(Double Data Rate)

La DDR transmet des données à la fois sur le front montant et sur le front descendant du signal d'horloge, ce qui double le débit à fréquence égale — c'est le Double de son nom. Chaque génération, de la DDR à la DDR5, augmente les fréquences et déplace le détrompeur de la barrette, ce qui interdit d'installer une génération dans un connecteur prévu pour une autre. La DDR5 est celle qu'emploient les ordinateurs actuels.

Aussi écrit : DDR5, DDR4, DDR3, DDR2

Voir aussi : mémoire vive, JEDEC, barrette de mémoire, détrompeur

DSC(Display Stream Compression)

Le DSC réduit le débit nécessaire à un signal vidéo pour permettre des définitions et des fréquences que la bande passante ne suffirait pas à porter. Il est qualifié de « visuellement sans perte » : l'œil ne distingue pas l'image compressée de l'originale, mais les données, elles, ne sont pas identiques. Ce n'est donc pas une compression sans perte au sens d'un fichier compressé.

Aussi écrit : Display Stream Compression

Voir aussi : DisplayPort, bande passante

E-ATX

E-ATX désigne toute carte mère plus grande que l'ATX, généralement 305 sur 330 mm. Ce n'est pas une norme : aucun organisme ne l'a publiée, et les fabricants vendent sous cette étiquette des cartes de dimensions variées. Vérifiez donc les mesures exactes annoncées par le fabricant du boîtier avant d'acheter.

Aussi écrit : EATX

Voir aussi : format de carte mère, ATX, boîtier

Ethernet

Ethernet est la norme qui régit les réseaux filaires locaux. Le câble se termine par un connecteur RJ45 et relie l'ordinateur à un commutateur ou à un routeur. Sa catégorie — Cat 5e, Cat 6, Cat 6a — détermine le débit maximal, de 1 à 10 Gbit/s.

Voir aussi : RJ45, Wi-Fi

EXPO(EXtended Profiles for Overclocking)

EXPO remplit le même rôle que le XMP : appliquer d'un seul réglage les caractéristiques annoncées sur l'emballage d'une barrette. Sa spécification est ouverte, contrairement à celle d'Intel, mais les profils publiés par les fabricants visent les contrôleurs mémoire d'AMD.

Voir aussi : XMP, surcadençage, barrette de mémoire

format d'image(aspect ratio)

À diagonale égale, deux moniteurs de formats différents n'offrent pas la même surface. Le 16:9 domine du portable au téléviseur ; le 16:10 offre environ 11 % de hauteur en plus à largeur égale, ce qui explique son retour sur les portables professionnels ; le 21:9 et le 32:9 remplacent deux écrans côte à côte, sans le cadre au centre.

Voir aussi : résolution, moniteur

format de carte mère(form factor)

Le format d'une carte mère normalise ses dimensions et l'emplacement de ses trous de fixation, afin qu'elle entre dans un boîtier prévu pour elle. Les plus courants sont l'ATX, le Micro-ATX et le Mini-ITX, du plus grand au plus petit. Un boîtier accepte généralement son format et tous les formats plus petits, jamais l'inverse.

Aussi écrit : formats de cartes mères, Form Factor

Voir aussi : ATX, Micro-ATX, Mini-ITX, E-ATX, boîtier

HDR(High Dynamic Range)

Le HDR suppose deux choses : une luminosité élevée et un rétroéclairage capable de s'éteindre localement. La certification DisplayHDR 400 n'exige ni l'une ni l'autre — elle est accordée à des moniteurs ordinaires qui se contentent d'accepter un signal HDR, souvent avec un résultat plus terne qu'en mode normal. Les premiers seuils significatifs sont DisplayHDR 600 et DisplayHDR 1000, ou une dalle OLED.

Voir aussi : moniteur, dalle, OLED

JEDEC

Le JEDEC est l'organisme de normalisation qui définit les caractéristiques de la mémoire vive : tensions, fréquences, latences, brochage. C'est lui qui fixe les paliers officiels de la DDR5, jusqu'à 8800 MT/s dans ses dernières révisions. Les profils XMP et EXPO permettent d'aller au-delà de ce qu'une carte mère applique par défaut.

Voir aussi : DDR, XMP, EXPO, mémoire vive

LCD(Liquid Crystal Display)

Le principe tient en trois couches : un rétroéclairage blanc éclaire toute la surface en permanence, les cristaux liquides laissent passer ou bloquent cette lumière pixel par pixel, et les filtres rouges, verts et bleus donnent leur teinte aux sous-pixels. C'est pourquoi un LCD n'affiche jamais un noir parfait : le rétroéclairage reste allumé derrière. Un moniteur vendu comme « LED » est un LCD dont le rétroéclairage est assuré par des diodes.

Voir aussi : dalle, OLED, moniteur

Micro-ATX

Le Micro-ATX reprend la largeur de l'ATX mais en réduit la profondeur, à 244 sur 244 mm. Il conserve généralement quatre connecteurs de mémoire, au prix de moins de connecteurs d'extension. Un boîtier ATX peut l'accueillir, l'inverse n'étant pas vrai.

Aussi écrit : mATX

Voir aussi : format de carte mère, ATX, boîtier

Mini-ITX

Le Mini-ITX, créé par VIA Technologies en 2001, mesure 170 sur 170 mm. Cette taille impose des compromis : deux connecteurs de mémoire au lieu de quatre, et un seul connecteur d'extension. Il demande souvent un bloc d'alimentation au format SFX plutôt qu'ATX.

Voir aussi : format de carte mère, ATX, bloc d'alimentation

Mini-LED(mini-LED backlight)

Le Mini-LED n'est pas une technologie de dalle mais de rétroéclairage : les angles de vision et le temps de réponse restent ceux de la dalle IPS ou VA qui se trouve dessous. Le découpage en zones permet d'éteindre le fond derrière les parties sombres de l'image, d'où un contraste très élevé et le meilleur compromis actuel pour le HDR lumineux. Sa limite est le halo qui entoure les objets clairs sur fond noir.

Aussi écrit : mini-LED

Voir aussi : dalle, LCD, HDR, TN, VA et IPS

NVMe(Non-Volatile Memory Express)

NVMe est le protocole qui permet à une unité de stockage de dialoguer directement en PCIe, sans passer par l'ancienne interface SATA. C'est ce qui explique l'écart de débit entre un disque NVMe et un disque SATA. On le rencontre presque toujours sur un connecteur M.2, mais les deux notions restent distinctes : M.2 est un format, NVMe un protocole.

Voir aussi : M.2, unité de stockage, PCIe, SATA

OLED(Organic Light-Emitting Diode)

Un pixel éteint est un pixel parfaitement noir, d'où un contraste pratiquement infini et des angles de vision parfaits. En contrepartie, la dalle s'use : un élément fixe laissé à l'écran des journées entières finit par s'imprimer de façon permanente, c'est le marquage. Pour un poste bureautique, un affichage dynamique ou un poste de surveillance, un LCD reste préférable.

Voir aussi : dalle, LCD, moniteur

Power Delivery(USB Power Delivery, USB-PD)

Power Delivery permet à deux appareils reliés par un câble USB-C de s'entendre sur la puissance à transmettre, au lieu de s'en tenir aux 15 W du réglage par défaut. La négociation peut monter jusqu'à 240 W, ce qui suffit à recharger un ordinateur portable. Les puissances les plus élevées exigent un câble prévu pour, faute de quoi la liaison se limite à ce que le câble sait supporter.

Voir aussi : USB-C, USB

POWER-GOOD(power good signal)

Après sa mise en marche, un bloc d'alimentation a besoin de quelques dizaines de millisecondes pour que ses tensions se stabilisent. Laisser la machine démarrer avant produirait des comportements imprévisibles. Le bloc retient donc le signal POWER-GOOD — noté PWR_OK sur bien des schémas et des connecteurs — jusqu'à ce que tout soit prêt, et la carte mère l'attend avant d'aller plus loin. Un bloc vieillissant qui n'arrive plus à le fournir donne un ordinateur qui semble s'allumer une fraction de seconde, puis s'arrête.

Aussi écrit : POWER_GOOD, PWR_OK, PWR-OK

Voir aussi : bloc d'alimentation, PMC, ATX

résolution(resolution)

La résolution native est le nombre physique de pixels de la dalle. Demander autre chose oblige le moniteur à interpoler, et l'image devient floue — c'est l'une des premières choses à vérifier devant un poste dont l'affichage « a l'air bizarre ». À elle seule, la résolution ne dit rien du confort : c'est la densité de pixels qui détermine la finesse du texte.

Aussi écrit : résolutions, résolution native

Voir aussi : densité de pixels, dalle, moniteur

SMR et CMR(Shingled / Conventional Magnetic Recording)

Le SMR augmente la capacité au prix d'un effondrement des performances en écriture soutenue, parce que réécrire une piste oblige à réécrire ses voisines. Le CMR garde des pistes indépendantes et un débit régulier. Pour un usage courant, un serveur de fichiers ou une copie de sauvegarde, cherchez la mention CMR sur la fiche technique.

Aussi écrit : SMR, CMR

Voir aussi : disque dur, unité de stockage

SO-DIMM(Small Outline DIMM)

Le SO-DIMM équipe les ordinateurs portables, les mini-PC ultracompacts et les machines tout-en-un, dont le châssis est trop plat pour recevoir un module ordinaire. Ces machines ont souvent une carte mère propriétaire : la mémoire vive et l'unité de stockage y restent les rares éléments encore remplaçables.

Voir aussi : DIMM, mémoire vive, barrette de mémoire

synchronisation adaptative(adaptive sync (VRR))

Sans elle, une image qui arrive au milieu d'un rafraîchissement produit une déchirure d'image. La synchronisation adaptative inverse le raisonnement de l'ancienne synchronisation verticale : c'est le moniteur qui attend l'image suivante, dans une plage annoncée par le fabricant. Adaptive-Sync est la norme ouverte de la VESA ; FreeSync (AMD) et G-Sync (NVIDIA) sont des certifications posées par-dessus, et les cartes des deux marques acceptent aujourd'hui les moniteurs des deux camps.

Aussi écrit : VRR, FreeSync, G-Sync, Adaptive-Sync

Voir aussi : taux de rafraîchissement, moniteur, carte graphique

TN, VA et IPS(Twisted Nematic / Vertical Alignment / In-Plane Switching)

Le TN est le plus rapide, mais ses couleurs se délavent dès qu'on change de position ; il ne se justifie plus que par son prix. Le VA donne les meilleurs noirs en LCD, au prix d'une traînée sombre visible dans les scènes foncées. L'IPS est le choix polyvalent par défaut : angles de vision très larges et couleurs stables, avec un léger halo lumineux dans le noir.

Aussi écrit : TN, VA, IPS

Voir aussi : dalle, LCD, moniteur

VESA(VESA mount)

Les écartements courants sont de 75 × 75 mm et de 100 × 100 mm. La fixation VESA libère le bureau et permet de placer l'écran exactement à la bonne hauteur, ce qui en fait souvent le meilleur investissement d'un poste de travail. La VESA est aussi l'organisme qui publie les normes DisplayPort, Adaptive-Sync et DisplayHDR.

Voir aussi : moniteur, ergonomie, DisplayPort

Wi-Fi

Le Wi-Fi relie un ordinateur au réseau sans câble. Sur une carte mère, il est assuré par un module installé dans un connecteur M.2 à clé E, relié à une ou deux antennes vissées sur des connecteurs RP-SMA. Il reste plus sensible aux interférences et à la distance qu'une liaison filaire.

Voir aussi : RP-SMA, Ethernet, M.2

XMP(Extreme Memory Profile)

XMP enregistre dans la barrette jusqu'à cinq profils de fonctionnement. Activer l'un d'eux dans le BIOS/UEFI applique d'un coup la fréquence, les latences et la tension prévues par le fabricant, plutôt que les valeurs prudentes appliquées par défaut. C'est techniquement du surcadençage, et la technologie appartient à Intel.

Aussi écrit : Extreme Memory Profile

Voir aussi : EXPO, surcadençage, barrette de mémoire, BIOS/UEFI

Performance et mesure

bande passante(bandwidth)

La bande passante mesure le débit d'une liaison : combien de données passent par seconde. Elle se distingue de la latence, qui mesure le temps d'attente avant la première donnée. Une liaison peut avoir une bande passante énorme et une latence médiocre, et inversement.

Voir aussi : latence, mégatransfert par seconde

bit

Le bit est l'unité élémentaire de l'information : il ne prend que deux valeurs, 0 ou 1. Tout ce que manipule un ordinateur — un nombre, une lettre, une image — se ramène à une suite de bits. Les débits se mesurent en bits par seconde, d'où les Gbit/s d'une connexion réseau.

Aussi écrit : bits

Voir aussi : octet

cœur(core)

Un cœur est une unité de calcul complète à l'intérieur d'un processeur. Un processeur qui en compte huit peut traiter huit suites d'instructions simultanément. Les modèles récents mélangent deux types de cœurs : les uns privilégient la performance, les autres la basse consommation, et le système d'exploitation répartit le travail entre eux.

Aussi écrit : cœurs

Voir aussi : processeur, système d'exploitation

débit séquentiel(sequential throughput)

C'est le chiffre que les fabricants mettent en avant, et le moins représentatif de l'usage courant. Il dépend de la génération PCIe prise en charge à la fois par l'unité et par la carte mère, la plus faible des deux l'emportant. Les débits annoncés sont mesurés sur une unité vide : une fois la mémoire tampon remplie, la valeur réelle peut tomber au dixième.

Voir aussi : temps d'accès, PCIe, unité de stockage

déchirure d'image(screen tearing)

Elle apparaît parce que le moniteur se rafraîchit à intervalle fixe alors que la carte graphique produit ses images à un rythme variable. Quand une nouvelle image arrive au milieu d'un rafraîchissement, l'écran affiche le haut de l'ancienne et le bas de la nouvelle. La synchronisation adaptative règle le problème en faisant attendre le moniteur ; l'ancienne synchronisation verticale y parvenait aussi, mais au prix d'une latence et de saccades.

Aussi écrit : screen tearing

Voir aussi : synchronisation adaptative, taux de rafraîchissement, carte graphique

densité de pixels(pixel density)

Entre 90 et 110 PPP, l'affichage est net et tout apparaît à sa taille normale. Au-delà d'environ 140 PPP, le texte devient trop petit et le système doit appliquer une mise à l'échelle pour rester lisible. Un 4K de 27 pouces utilisé à 150 % affiche donc à peu près autant d'information qu'un 1440p, mais avec un texte plus fin : la résolution s'achète pour la netteté, pas pour l'espace de travail.

Aussi écrit : PPP

Voir aussi : résolution, moniteur

double canal(dual channel)

Le double canal élargit le chemin entre le processeur et la mémoire vive, en faisant travailler deux barrettes en parallèle : le bus passe de 64 à 128 bits, et la bande passante double. Il ne s'active que si les barrettes occupent les bons connecteurs — souvent le deuxième et le quatrième en partant du réceptacle. Une seule barrette, même de grande capacité, ne permet pas d'en profiter.

Aussi écrit : dual channel

Voir aussi : mémoire vive, DIMM, barrette de mémoire, bande passante

endurance(TeraBytes Written (TBW))

Chaque cellule de mémoire flash supporte un nombre limité de cycles d'écriture. Le TBW annoncé par le fabricant sert de repère de durée de vie et de base à la garantie. En usage bureautique, ce plafond est rarement atteint avant que l'unité soit remplacée pour d'autres raisons.

Aussi écrit : TBW

Voir aussi : unité de stockage, unité SSD, NVMe

enveloppe thermique(TDP, Thermal Design Power)

L'enveloppe thermique n'est pas la consommation réelle du processeur, mais la chaleur que son système de refroidissement doit pouvoir évacuer. Un modèle annoncé à 125 W peut consommer bien davantage lors des pointes. C'est cette valeur qui guide le choix d'un ventirad et le dimensionnement du bloc d'alimentation.

Aussi écrit : TDP

Voir aussi : processeur, bloc d'alimentation

espace colorimétrique(color space)

Le sRGB est la référence du Web et de la bureautique ; le DCI-P3, plus large, sert au cinéma et au HDR ; l'Adobe RGB vise l'impression. Un moniteur annoncé à 99 % sRGB couvre pratiquement tout ce dont un poste de travail a besoin. Quand la fidélité compte vraiment, l'écran s'étalonne avec une sonde colorimétrique, qui mesure ce qu'il affiche réellement et produit un profil de correction.

Aussi écrit : sRGB, DCI-P3

Voir aussi : dalle, moniteur, HDR

latence(latency)

La latence est le délai qui s'écoule entre une demande et le début de la réponse. Elle se mesure en nanosecondes ou en cycles d'horloge — les quatre nombres d'une barrette de mémoire, comme CL40-40-40-77, en décrivent différentes formes. Plus ces nombres sont petits, plus la mémoire répond vite.

Aussi écrit : latences

Voir aussi : bande passante, mémoire vive, barrette de mémoire

limitation thermique(thermal throttling)

Le contrôleur d'une unité NVMe commence à se limiter autour de 70 °C ; un processeur et une carte graphique font de même à leurs propres seuils. Une machine qui s'effondre après quelques minutes de charge soutenue n'est donc pas défectueuse : elle a chaud. Un dissipateur, une bonne circulation d'air et des filtres propres règlent le problème dans la plupart des cas.

Aussi écrit : throttling

Voir aussi : NVMe, boîtier, enveloppe thermique, pression positive et négative

luminance(luminance)

De 250 à 350 cd/m² conviennent à un bureau normalement éclairé ; il faut monter plus haut dans une pièce très lumineuse, et beaucoup plus haut pour du HDR. La luminance ne dit rien du contraste à elle seule : c'est le rapport entre le blanc le plus clair et le noir le plus profond qui donne son relief à l'image.

Aussi écrit : nits

Voir aussi : moniteur, dalle, HDR

maculage(ghosting)

Le défaut vient d'un temps de réponse insuffisant, et il est surtout visible sur les dalles VA dans les scènes sombres. Les fabricants le corrigent par une surtension qui pousse le pixel à changer plus vite ; mal réglée, elle produit l'effet inverse, une couronne claire derrière les objets. Le réglage porte des noms différents selon les marques, et sa position intermédiaire est presque toujours la bonne.

Aussi écrit : ghosting

Voir aussi : temps de réponse, dalle, moniteur

mégatransfert par seconde(MT/s)

Le mégatransfert par seconde mesure combien de transferts une barrette effectue chaque seconde, sans dire combien de données chacun porte. Pour obtenir la bande passante, il faut multiplier par la largeur du bus : une barrette DDR5-6000 sur un bus de 8 octets atteint 48 000 Mo/s. C'est pourquoi les MT/s et les Mo/s ne se confondent pas.

Aussi écrit : mégatransfert, mégatransferts, MT/s

Voir aussi : bande passante, DDR, barrette de mémoire

mémoire cache(cache)

La mémoire cache est bien plus rapide que la mémoire vive, mais aussi bien plus petite. Elle conserve les données que le processeur vient d'utiliser, ainsi que celles qui les entourent : un programme accède le plus souvent à des données voisines les unes des autres, ce qui rend cette anticipation payante. Elle se répartit sur plusieurs niveaux, de L1 — le plus rapide et le plus petit — à L3, qui peut atteindre plusieurs dizaines de Mo.

Voir aussi : processeur, mémoire vive

octet(byte)

Un octet réunit huit bits. C'est l'unité dans laquelle s'expriment les capacités : une barrette de 32 Gio, un disque de 1 To. Attention à ne pas le confondre avec le bit : une connexion à 1 Gbit/s transfère 125 Mo par seconde, soit huit fois moins que le chiffre annoncé ne le laisse croire.

Aussi écrit : octets

Voir aussi : bit, préfixe binaire

préfixe binaire(binary prefix)

Les préfixes binaires, normalisés par la CEI, comptent par puissances de 1024 : le kibioctet (Kio), le mébioctet (Mio) et le gibioctet (Gio). Un Gio vaut donc 1 073 741 824 octets, et non un milliard. C'est ce qui explique qu'un disque vendu pour 1 To s'affiche comme 931,3 Gio dans le système d'exploitation : les fabricants comptent en unités décimales, le système en unités binaires.

Aussi écrit : préfixes binaires, kibioctet, mébioctet, gibioctet, tébioctet, pébioctet, exbioctet, zébioctet, yobioctet, Kio, Mio, Gio, Tio, Pio, Eio, Zio, Yio

Voir aussi : octet, bit

rendement(efficiency)

Le rendement d'un bloc d'alimentation compare ce qu'il fournit à ce qu'il consomme. Un bloc de 1200 W au rendement de 87 % tire 1379 W de la prise et dissipe la différence en chaleur. Le programme 80 Plus certifie ces niveaux, et le rendement est meilleur autour de la mi-charge qu'à pleine puissance.

Voir aussi : 80 Plus, bloc d'alimentation

surcadençage(overclocking)

Surcadencer, c'est pousser un processeur ou une barrette de mémoire au-delà de ses réglages d'origine, pour gagner en performance. Cela suppose une carte mère qui l'autorise — tous les chipsets ne le permettent pas — et un refroidissement à la hauteur. Activer un profil XMP ou EXPO est déjà une forme de surcadençage, appliquée automatiquement.

Aussi écrit : surcadencer, surcadençable, overclocking

Voir aussi : XMP, EXPO, chipset, enveloppe thermique

taux de rafraîchissement(refresh rate)

À 60 Hz, une nouvelle image apparaît toutes les 16,7 ms ; à 144 Hz, toutes les 6,9 ms. Plus le taux est élevé, plus le mouvement est fluide et plus le délai entre un geste de la souris et sa conséquence à l'écran est court, mais les gains sont décroissants. À ne pas confondre avec la cadence d'images (FPS), qui est ce que la carte graphique produit : les deux doivent progresser ensemble.

Voir aussi : moniteur, carte graphique, synchronisation adaptative

temps d'accès(access time)

Une unité NVMe répond en 0,02 ms, un SSD SATA en 0,1 ms, un disque dur en 8 à 12 ms. Démarrer un système ou ouvrir un logiciel revient à lire des milliers de petits fichiers dispersés, une opération qui dépend du temps d'accès bien plus que du débit. C'est pourquoi le passage d'un disque dur à n'importe quelle unité flash saute aux yeux, alors que l'écart entre deux générations de NVMe passe inaperçu.

Voir aussi : débit séquentiel, unité de stockage, NVMe, disque dur

temps de réponse(response time)

La mesure honnête est le GtG (gris à gris). Un temps de réponse trop lent produit du maculage, une traînée derrière les objets qui bougent ; les fabricants la corrigent par une surtension qui, mal réglée, crée une couronne claire à la place. Méfiez-vous du « 1 ms » imprimé sur la boîte : il s'agit souvent d'une mesure MPRT obtenue par une technique presque jamais activée.

Voir aussi : taux de rafraîchissement, dalle, moniteur

Système et logiciel

amorçage(boot)

Une fois le matériel vérifié, le microgiciel cherche une unité de stockage dite amorçable, c'est-à-dire qui porte le petit programme capable de charger un système d'exploitation : le chargeur d'amorçage. Le BIOS le cherche dans le secteur d'amorçage de l'unité, l'UEFI dans une partition réservée. Un message annonçant qu'aucune unité amorçable n'a été trouvée signifie donc que cette étape a échoué : l'unité est absente de la liste, mal placée dans l'ordre de démarrage, ou défaillante.

Aussi écrit : amorçable, bootable, secteur d'amorçage, chargeur d'amorçage, bootstrap loader

Voir aussi : ordre de démarrage, BIOS/UEFI, partition

antivirus

Un antivirus surveille les fichiers et les programmes pour repérer les maliciels connus, ainsi que les comportements suspects. Windows en intègre un par défaut, suffisant pour la plupart des usages. En installer plusieurs en même temps est contre-productif : ils se gênent mutuellement.

Voir aussi : maliciel, système d'exploitation

architecture(instruction set architecture, ISA)

L'architecture définit le vocabulaire d'instructions qu'un processeur sait exécuter. Les principales sont x86_64 — aussi appelée AMD64, celle des Intel Core et des AMD Ryzen —, ARM, que l'on trouve dans les téléphones et un nombre croissant d'ordinateurs, RISC-V, dont la spécification est libre, et z/Architecture, réservée aux ordinateurs centraux d'IBM. Un logiciel compilé pour une architecture ne fonctionne pas sur une autre.

Aussi écrit : architectures, x86_64, AMD64, ARM, RISC-V

Voir aussi : processeur, système d'exploitation

BIOS/UEFI(Unified Extensible Firmware Interface)

Le BIOS/UEFI est le premier programme qui s'exécute à la mise sous tension. Il vérifie le matériel présent, applique les réglages — ordre de démarrage, profil XMP, activation de certains connecteurs — puis passe la main au système d'exploitation. L'UEFI est la forme moderne du BIOS, mais l'usage a gardé les deux noms accolés.

Aussi écrit : BIOS, UEFI

Voir aussi : microgiciel, amorçage, carte mère, système d'exploitation, XMP

chiffrement(encryption)

Sous Windows, BitLocker chiffre le contenu de l'unité de stockage : un disque volé et branché sur une autre machine reste illisible. La clé est gardée par le TPM, qui ne la libère que si la machine démarre dans l'état attendu. Conservez toujours la clé de récupération à part : sans elle, une mise à jour du microgiciel ou un changement de carte mère peut rendre vos données inaccessibles.

Aussi écrit : chiffrer, chiffré, chiffrée, chiffrés, chiffrées, déchiffrer

Voir aussi : TPM, démarrage sécurisé, unité de stockage

contrôle de compte d'utilisateur(User Account Control)

Même avec un compte administrateur, vos programmes roulent avec des droits réduits : l'UAC applique ainsi le principe du moindre privilège. Il n'accorde les droits complets qu'après votre confirmation explicite. Une demande que vous n'avez pas déclenchée est un signal d'alarme : un programme essaie peut-être d'obtenir ces droits dans votre dos.

Aussi écrit : UAC

Voir aussi : principe du moindre privilège, maliciel

couche d'abstraction matérielle(Hardware Abstraction Layer)

La HAL prend en charge ce qui varie d'une carte mère à l'autre : le contrôleur d'interruptions, les minuteries, la gestion de l'alimentation. Le noyau passe par elle plutôt que de s'adresser directement aux puces. Longtemps logée dans le fichier hal.dll, elle est intégrée au noyau (ntoskrnl.exe) depuis 2020.

Aussi écrit : HAL, Hardware Abstraction Layer

Voir aussi : noyau, carte mère, pilote

démarrage sécurisé(Secure Boot)

Un maliciel installé avant le système d'exploitation serait invisible pour l'antivirus, puisqu'il s'exécuterait avant lui. Le démarrage sécurisé ferme cette porte : l'UEFI vérifie la signature numérique du chargeur d'amorçage et s'arrête si elle est absente ou inconnue. C'est aussi ce qui bloque parfois l'installation d'un système moins courant, dont le chargeur n'est pas signé par une autorité que la carte mère reconnaît ; le réglage se désactive alors dans le microgiciel.

Aussi écrit : Secure Boot

Voir aussi : amorçage, TPM, BIOS/UEFI, maliciel

écran bleu(blue screen of death)

Quand le cœur du système rencontre une erreur qui l'empêche de continuer sans risque pour vos données, il s'arrête et affiche un écran bleu portant un code d'arrêt. La cause est parfois logicielle — un pilote de périphérique fautif —, mais elle est souvent matérielle : mémoire vive instable, réglage de fréquence trop ambitieux, unité de stockage défaillante. Des écrans bleus qui reviennent surtout dans les logiciels exigeants en mémoire pointent vers la mémoire vive.

Aussi écrit : écrans bleus, BSOD

Voir aussi : mémoire vive, pilote, système d'exploitation

ESP(EFI System Partition)

Créée automatiquement à l'installation, l'ESP occupe une centaine de mégaoctets et est formatée en FAT32, un format que tous les UEFI savent lire. Chaque système installé y dépose son chargeur dans un fichier .efi. C'est ce qui permet à plusieurs systèmes d'exploitation de cohabiter sur une même machine : l'UEFI liste les chargeurs qu'il trouve et vous laisse choisir.

Aussi écrit : EFI System Partition

Voir aussi : GPT, amorçage, partition, BIOS/UEFI

formatage(formatting)

Formater une partition, c'est y installer la structure qui permettra d'y ranger des fichiers — le système de fichiers. L'opération efface le contenu existant, ou du moins le rend inaccessible : les données restent souvent récupérables tant qu'elles n'ont pas été écrasées. C'est ce qu'on fait avant de réinstaller un système ou de préparer une clé USB.

Aussi écrit : formater

Voir aussi : partition, unité de stockage, USB, système de fichiers

GPT(GUID Partition Table)

Le GPT lève les limites du MBR : le nombre de partitions n'est plus contraint en pratique, la taille des unités va bien au-delà de 2 Tio, et la table est écrite en double — au début et à la fin de l'unité — avec une somme de contrôle qui permet de la réparer. Il apporte aussi la partition ESP, où l'UEFI va chercher les chargeurs d'amorçage.

Aussi écrit : GUID Partition Table

Voir aussi : MBR, ESP, amorçage, partition

infonuagique(cloud computing)

L'infonuagique désigne l'ensemble des services rendus par des serveurs distants plutôt que par la machine devant soi : stockage de fichiers, puissance de calcul, applications, messagerie. Le stockage en est l'usage le plus courant — OneDrive, Google Drive, Dropbox, Proton Drive — puisqu'il permet de retrouver ses fichiers depuis n'importe quel appareil et de les conserver en cas de bris matériel. En contrepartie, les données reposent chez un tiers et l'accès dépend d'une connexion.

Voir aussi : copie de sauvegarde

interface de programmation(Application Programming Interface)

Une API définit quelles fonctions existent, ce qu'elles attendent et ce qu'elles retournent, sans révéler comment elles sont réalisées. Sous Windows, les API du système prennent la forme de bibliothèques comme kernel32.dll ou user32.dll : c'est par elles qu'un programme ouvre un fichier, crée une fenêtre ou lance un autre programme. Grâce à elles, la personne qui développe n'a pas à connaître le matériel de votre machine.

Aussi écrit : interfaces de programmation, API

Voir aussi : trousse de développement, mode utilisateur, système d'exploitation

interface graphique(graphical user interface)

Sous Windows, c'est explorer.exe qui dessine le bureau, la barre des tâches, le menu Démarrer et les menus contextuels. Chaque clic est traduit en appels aux interfaces de programmation, exactement comme le ferait n'importe quel programme. Le microgiciel UEFI des cartes mères récentes offre lui aussi une interface graphique, utilisable à la souris.

Aussi écrit : interfaces graphiques, GUI

Voir aussi : shell, interpréteur de commandes, BIOS/UEFI

interpréteur de commandes(command-line interpreter)

Sous Windows, les deux interpréteurs de commandes sont cmd.exe, héritier de MS-DOS, et PowerShell, devenu l'outil de référence en administration. Leur force : enchaîner des commandes, rediriger le résultat de l'une vers l'autre et les regrouper dans un script qu'il suffit de relancer. C'est ce qui permet de configurer trois cents postes aussi facilement qu'un seul.

Aussi écrit : interpréteurs de commandes, invite de commandes, ligne de commande

Voir aussi : shell, interface graphique

maliciel(malware)

Un maliciel est un programme écrit pour causer du tort à la personne qui l'exécute, souvent à son insu. Il peut dérober des mots de passe, chiffrer les fichiers en échange d'une rançon, ou transformer l'ordinateur en relais pour d'autres attaques. Aucune compétence technique ne met à l'abri : les maliciels récents exploitent des failles avant même qu'on puisse les remarquer.

Aussi écrit : maliciels, malware, logiciel malveillant, logiciels malveillants

Voir aussi : antivirus, copie de sauvegarde

MBR(Master Boot Record)

Le premier secteur de l'unité contient à la fois le début du chargeur d'amorçage et la table des partitions. Ce format date du début des années 1980 et en porte les limites : quatre partitions principales, et des unités de 2 Tio au maximum. C'est celui que le BIOS sait lire. L'UEFI lui préfère le GPT, mais reste capable du MBR pour demeurer compatible avec les systèmes plus anciens.

Aussi écrit : Master Boot Record

Voir aussi : GPT, amorçage, partition, BIOS/UEFI

mémoire virtuelle(virtual memory)

Chaque processus croit disposer d'un vaste espace de mémoire bien à lui : c'est le système qui fait correspondre cet espace aux emplacements réels de la mémoire vive. Quand celle-ci est pleine, Windows déplace des pages peu utilisées vers le fichier d'échange (pagefile.sys). Comme l'unité de stockage est beaucoup plus lente, une machine qui y recourt souvent ralentit nettement : c'est généralement le signe qu'il lui manque de la mémoire vive.

Aussi écrit : fichier d'échange

Voir aussi : mémoire vive, unité de stockage

microgiciel(firmware)

Un microgiciel est le programme embarqué dans un composant : carte mère, unité de stockage, imprimante. Il fonctionne sans le système d'exploitation et réside dans une mémoire réinscriptible, ce qui permet de le mettre à jour — c'est ainsi qu'une carte mère de série 600 peut accepter un processeur de série 9000 sorti après elle.

Aussi écrit : microgiciels, firmware, micrologiciel, micrologiciels

Voir aussi : BIOS/UEFI, carte mère

mise à l'échelle(scaling)

Au-delà d'environ 140 PPP, le texte affiché à sa taille normale devient trop petit pour être lu confortablement. Le système applique alors un facteur — 125 %, 150 %, 200 % — pour rétablir une taille lisible. C'est ce qui explique qu'un 4K de 27 pouces réglé à 150 % montre à peu près autant d'information qu'un 1440p, mais avec un texte beaucoup plus fin.

Voir aussi : densité de pixels, résolution, système d'exploitation

mode noyau(kernel mode)

En mode noyau, le code peut tout faire : lire n'importe quelle adresse mémoire, commander directement le matériel, modifier la configuration du processeur. C'est pourquoi le système réserve ce mode au noyau et aux pilotes de confiance. Revers de la médaille : une erreur en mode noyau ne peut pas être contenue et arrête toute la machine, d'où l'écran bleu.

Aussi écrit : kernel mode

Voir aussi : mode utilisateur, noyau, pilote, écran bleu

mode utilisateur(user mode)

C'est le processeur lui-même qui impose cette restriction : un programme en mode utilisateur qui tente de toucher au matériel est aussitôt arrêté. Pour ouvrir un fichier ou afficher une fenêtre, il doit passer par le noyau au moyen des interfaces de programmation. Si une application plante, elle seule est touchée : le reste du système continue de fonctionner.

Aussi écrit : user mode

Voir aussi : mode noyau, interface de programmation, noyau

noyau(kernel)

Le noyau est le premier morceau du système d'exploitation que le chargeur d'amorçage met en mémoire, et le seul qui parle directement au matériel : tout le reste, vos applications comme les services du système, passe par lui pour obtenir de la mémoire, du temps de processeur ou l'accès à une unité de stockage. C'est pourquoi une erreur dont le noyau ne peut pas se remettre arrête toute la machine plutôt qu'une seule application : c'est l'écran bleu.

Aussi écrit : noyau du système, kernel

Voir aussi : système d'exploitation, pilote, écran bleu, amorçage, mode noyau, couche d'abstraction matérielle

ordre de démarrage(boot order)

Le microgiciel essaie les unités dans l'ordre que vous lui donnez et s'arrête à la première qui répond. C'est ce réglage que vous modifiez pour démarrer depuis une clé USB d'installation plutôt que depuis l'unité habituelle. Si un ordinateur qui fonctionnait annonce soudain qu'il ne trouve pas de système d'exploitation, vérifiez d'abord que son unité de stockage apparaît encore dans cette liste et qu'elle y est bien placée.

Aussi écrit : séquence de démarrage

Voir aussi : amorçage, BIOS/UEFI, unité de stockage

pare-feu(firewall)

Le pare-feu Windows Defender applique des règles différentes selon que le réseau est déclaré privé, public ou de domaine : un réseau public, comme celui d'un café, est traité avec plus de méfiance. La console wf.msc donne accès aux règles détaillées. En entreprise, un pare-feu matériel protège aussi l'ensemble du réseau à son entrée.

Aussi écrit : firewall

Voir aussi : antivirus, maliciel

partition

Une partition découpe une unité de stockage en zones indépendantes, chacune vue par le système comme un disque séparé. Cela permet par exemple de séparer le système d'exploitation des données personnelles, ou d'installer deux systèmes sur la même machine. Supprimer une partition efface tout ce qu'elle contient.

Aussi écrit : partitions, table de partitionnement, tables de partitionnement

Voir aussi : formatage, unité de stockage, système d'exploitation, système de fichiers

pilote(driver)

Un pilote est le traducteur entre le système d'exploitation et un composant : carte graphique, imprimante, carte réseau. Sans lui, le système reconnaît parfois le matériel, mais ne peut pas en exploiter les capacités. Les maintenir à jour fait partie des tâches courantes d'une personne technicienne.

Aussi écrit : pilotes, driver, drivers

Voir aussi : système d'exploitation, carte graphique, pilote de classe, signature numérique

pilote de classe(class driver)

Windows est livré avec des pilotes de classe pour les claviers et les souris, les clés USB, les unités NVMe et les cartes de son. Grâce à eux, un appareil conforme fonctionne dès le branchement, même sans le pilote de son fabricant. Seules les fonctions supplémentaires, comme l'éclairage d'une souris ou les touches programmables d'un clavier, risquent alors de ne pas fonctionner correctement.

Aussi écrit : pilotes de classe

Voir aussi : pilote, USB

point de restauration(restore point)

Un point de restauration enregistre l'état des réglages du système, des pilotes et des programmes installés à un instant donné. Si une installation tourne mal, le système peut y revenir sans réinstallation complète. Il ne remplace pas une copie de sauvegarde : les fichiers personnels n'y sont pas conservés.

Aussi écrit : points de restauration

Voir aussi : copie de sauvegarde, système d'exploitation, pilote

POST(Power-On Self-Test)

Le POST inventorie et teste les éléments essentiels un à un : processeur, mémoire vive, circuit graphique, unités de stockage. Il s'exécute avant qu'aucun système d'exploitation ne soit chargé, et souvent avant que l'écran ne soit utilisable : c'est pourquoi ses échecs se signalent par un code de diagnostic plutôt que par un message. Le test de la mémoire vive y reste rudimentaire — une barrette peut passer le POST et provoquer quand même des écrans bleus une fois le système en marche.

Aussi écrit : Power-On Self-Test

Voir aussi : code de diagnostic, BIOS/UEFI, mémoire vive, écran bleu

principe du moindre privilège(principle of least privilege)

Si un programme qui n'a que des droits réduits est compromis, les dégâts restent limités à ce qu'il pouvait faire. C'est pourquoi l'UAC fait rouler vos programmes avec des droits réduits, même sous un compte administrateur, et qu'en entreprise le travail quotidien se fait avec un compte ordinaire. Vous retrouverez ce principe dans vos cours de réseautique et de sécurité.

Aussi écrit : moindre privilège

Voir aussi : contrôle de compte d'utilisateur

Registre(Registry)

Ses deux branches principales sont HKEY_LOCAL_MACHINE, qui décrit la machine, et HKEY_CURRENT_USER, qui décrit le compte ouvert. Il se consulte avec l'Éditeur du Registre (regedit). Il est essentiel au fonctionnement de Windows, mais fragile : une seule valeur mal saisie peut empêcher le démarrage. Exportez toujours une clé avant de la modifier.

Aussi écrit : Registry

Voir aussi : système d'exploitation

shell

Le mot anglais signifie « coquille » : le shell enveloppe le noyau et traduit vos gestes ou vos commandes en appels aux interfaces de programmation. Il n'a aucun privilège particulier : c'est un programme en mode utilisateur comme les autres. Sous Windows, explorer.exe joue le rôle d'interface graphique, tandis que cmd.exe et PowerShell sont des interpréteurs de commandes.

Aussi écrit : shells

Voir aussi : interface graphique, interpréteur de commandes, noyau

signature numérique(digital signature)

Windows refuse de charger un pilote en mode noyau qui n'est pas signé numériquement par une entreprise reconnue, ce qui ferme une porte longtemps prisée des maliciels. Le démarrage sécurisé repose sur le même principe : le microgiciel vérifie la signature du chargeur d'amorçage avant de l'exécuter.

Aussi écrit : signatures numériques, signé numériquement, signés numériquement

Voir aussi : pilote, démarrage sécurisé, chiffrement

système d'exploitation(operating system, OS)

Le système d'exploitation — Windows, Linux, macOS — fait le lien entre le matériel et les programmes. C'est lui qui répartit le travail entre les cœurs du processeur, décide de ce qui est chargé en mémoire vive, et présente les fichiers et les fenêtres. L'architecture du processeur détermine quels systèmes peuvent y être installés.

Aussi écrit : systèmes d'exploitation

Voir aussi : pilote, architecture, processeur, mémoire vive, shell

système de fichiers(file system)

Windows utilise NTFS, qui offre la journalisation, des permissions sur chaque fichier et chaque dossier, et des fichiers de plus de 4 Go. FAT32, son prédécesseur, est compris partout, mais limite chaque fichier à 4 Go. exFAT lève cette limite tout en restant lisible par la plupart des appareils, d'où son usage sur les clés USB. Formater une partition, c'est y créer un système de fichiers vide.

Aussi écrit : systèmes de fichiers, NTFS, FAT32, exFAT

Voir aussi : partition, formatage, unité de stockage

système sur puce(System on a Chip, SoC)

Un système sur puce regroupe dans un seul circuit intégré le processeur, le processeur graphique, les contrôleurs et parfois la mémoire vive — les puces M d'Apple en sont l'exemple le plus connu. L'avantage est une latence réduite, puisque le signal n'a plus à voyager d'une puce à l'autre. L'inconvénient est qu'on ne peut plus rien remplacer ni augmenter.

Aussi écrit : systèmes sur puce, SoC

Voir aussi : chipset, processeur, circuit intégré, latence

trousse de développement(Software Development Kit)

Microsoft publie le Windows SDK pour les applications et le WDK (Windows Driver Kit) pour les pilotes. Une trousse de développement contient la description des interfaces de programmation, les fichiers nécessaires pour compiler un programme qui les utilise, ainsi que des outils de test. C'est le mode d'emploi officiel d'une plateforme.

Aussi écrit : trousses de développement, SDK

Voir aussi : interface de programmation, pilote

Pratiques et entretien

branchement à chaud(hot-swap)

Le branchement à chaud permet de raccorder ou de retirer un disque sans mettre la machine hors tension. L'USB le fait par nature ; le SATA le permet aussi, à condition que le contrôleur soit configuré en conséquence.

Aussi écrit : hot-swap

Voir aussi : SATA, USB, unité de stockage

code de diagnostic(POST code)

Avant de passer la main au système d'exploitation, le microgiciel vérifie le matériel un élément à la fois. S'il bloque, il n'a pas encore d'écran pour vous le dire : il le signale autrement — une séquence de bips sur le haut-parleur interne, une LED de diagnostic, ou un afficheur à sept segments qui montre un code de deux caractères. La signification de chaque séquence est propre au fabricant et se lit dans le guide d'utilisation de la carte mère.

Aussi écrit : codes de diagnostic, bips sonores, code sonore, LED de diagnostic, afficheur à sept segments

Voir aussi : POST, BIOS/UEFI, carte mère, microgiciel

copie de sauvegarde(backup)

Une copie de sauvegarde est un double de vos données, conservé sur un autre support ou chez un service infonuagique. Elle protège de tout ce qui peut arriver à l'original : disque défaillant, suppression accidentelle, maliciel, vol. Une copie qui reste sur le même disque que l'original n'en est pas une.

Aussi écrit : copies de sauvegarde, sauvegarde, sauvegardes

Voir aussi : point de restauration, infonuagique, maliciel, unité de stockage

court-circuit(short circuit)

Dans un ordinateur, le court-circuit vient le plus souvent d'une pièce métallique restée là où elle ne devrait pas être : une vis d'espacement installée sous un trou que la carte mère n'utilise pas, une vis tombée au fond du boîtier, un outil oublié à l'intérieur. Le courant passe alors par ce métal plutôt que par les traces électriques prévues. Au mieux la machine refuse de démarrer, au pire la carte mère est endommagée de façon permanente. Un ordinateur qui ne s'allume pas du tout mérite donc une inspection visuelle avant tout remplacement de pièce.

Aussi écrit : courts-circuits

Voir aussi : vis d'espacement, carte mère, circuit imprimé

décharge électrostatique(electrostatic discharge, ESD)

En marchant sur un tapis ou en se levant d'une chaise, le corps accumule une charge électrostatique. Toucher un composant la libère d'un coup, ce qui peut détruire des circuits sans rien laisser voir. Touchez une surface métallique mise à la terre, ou portez un bracelet antistatique, avant de manipuler une barrette ou une carte.

Aussi écrit : décharges électrostatiques, électricité statique, antistatique

Voir aussi : barrette de mémoire, carte d'extension

dégagements(clearances)

Savoir qu'une carte mère entre dans un boîtier ne suffit pas. Vérifiez au minimum la hauteur admise pour le refroidissement du processeur, la longueur de la carte graphique et du bloc d'alimentation, la taille des radiateurs et l'espace de passage des câbles. Quelques millimètres manquants suffisent à empêcher un montage : comparez les fiches techniques avant l'achat, pas une fois les boîtes ouvertes.

Aussi écrit : dégagement

Voir aussi : boîtier, carte graphique, format de carte mère

ergonomie

L'ergonomie consiste à régler le fauteuil, les surfaces de travail, l'écran, le clavier et la souris en fonction de la personne qui les utilise, plutôt que de s'adapter au mobilier. Un poste mal réglé provoque des douleurs au dos, aux poignets et aux yeux, qui s'installent d'autant plus qu'on y passe des heures chaque jour.

Aussi écrit : ergonomique

marquage(burn-in)

Chaque pixel OLED perd de la luminosité avec le temps, et il la perd plus vite s'il affiche toujours la même chose. Une barre des tâches, un ruban de logiciel ou le logo d'un tableau de bord laissés à l'écran des journées entières finissent par rester visibles. Les fabricants y remédient en partie par un décalage périodique de l'image, mais le risque demeure : pour un poste bureautique ou un affichage permanent, un LCD reste préférable.

Aussi écrit : burn-in

Voir aussi : OLED, dalle, moniteur

modularité(modular)

Un bloc non modulaire a tous ses câbles soudés à l'intérieur. Un bloc semi-modulaire garde soudés les câbles indispensables et laisse des connecteurs libres pour les autres. Un bloc entièrement modulaire n'a que des connecteurs, ce qui permet de ne monter que les câbles nécessaires — au prix d'un tarif plus élevé.

Aussi écrit : modulaire, modulaires

Voir aussi : bloc d'alimentation, boîtier

pâte thermique(thermal paste)

Deux surfaces métalliques qui se touchent ne se touchent jamais parfaitement : il reste des creux microscopiques remplis d'air, très mauvais conducteur de chaleur. La pâte thermique remplit ces creux. Une couche absente, trop mince ou mal étalée laisse la température du processeur grimper : la limitation thermique s'installe, puis l'ordinateur s'éteint brusquement pour se protéger. C'est la pression du dissipateur qui étale la pâte, pas votre doigt.

Voir aussi : dissipateur de chaleur, processeur, limitation thermique

pression positive et négative(positive / negative pressure)

Quand les ventilateurs d'admission déplacent plus d'air que ceux d'extraction, la pression est positive : l'air entre par les ouvertures munies de filtres et la poussière s'accumule lentement. Dans le cas contraire, la pression négative aspire l'air par la moindre fente non filtrée, et l'intérieur s'encrasse beaucoup plus vite. Retenez qu'un boîtier fermé dont les filtres sont nettoyés refroidit mieux qu'un boîtier ouvert et encrassé.

Aussi écrit : pression positive, pression négative

Voir aussi : boîtier, limitation thermique

vis d'espacement(standoff)

La carte mère ne se visse jamais directement sur le panneau : elle repose sur ces colonnes, qui la tiennent à l'écart du métal parce que sa face arrière n'est pas complètement isolée. N'installez une vis d'espacement que sous un trou réellement utilisé par la carte. Une vis oubliée sous une carte plus petite crée un court-circuit : au mieux l'ordinateur refuse de démarrer, au pire la carte mère est endommagée de façon permanente.

Aussi écrit : standoff, standoffs

Voir aussi : court-circuit, carte mère, boîtier, format de carte mère